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Priorités

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Les séismes survenus le 6 février 2023, dont l'épicentre était situé à Kahramanmaraş, ont causé, selon les déclarations officielles, la perte de plus de 50 000 vies humaines et provoqué de graves destructions dans les zones résidentielles. À la suite du séisme, l'éducation a été perturbée, de nombreuses écoles s'étant effondrées ou ayant été endommagées. Dans notre pays, comme dans de nombreux autres, les ressources humaines compétentes en matière de mise en œuvre d'interventions psychosociales post-catastrophe sont limitées. Tant les institutions publiques que les organisations de la société civile déploient cette main-d'œuvre qualifiée vers les zones touchées par la catastrophe. Cela a également été le cas à la suite des séismes centrés sur Kahramanmaraş, les équipes d'intervention psychosociale ayant été dépêchées dans la zone sinistrée. Cependant, un groupe important est souvent négligé : les enfants et les jeunes contraints de migrer après la catastrophe.

Après les catastrophes, ce sont particulièrement les zones rurales qui connaissent une migration importante. La principale raison en est que les familles ayant tout perdu trouvent plus facile de reconstruire une nouvelle vie dans des zones rurales où les conditions de vie sont relativement plus abordables (en raison de facteurs tels que des loyers moins élevés ou un meilleur accès à l'alimentation). Cependant, les enfants et les jeunes qui migrent emportent avec eux leurs peurs, leurs souffrances et leur deuil. Ces situations, qui conduisent au décrochage scolaire précoce, s'appliquent également aux familles de réfugiés et à leurs enfants en âge scolaire. Les enseignants disposent d'un vaste réseau professionnel. Chaque type d'établissement compte une école, où sont employés des enseignants. La profession la plus fréquemment rencontrée par les enfants migrant après une catastrophe et/ou par les enfants réfugiés est, une fois encore, celle d'enseignant. Pour ces raisons, le groupe cible principal de notre projet est constitué des enseignants. En somme, notre projet vise, dans un premier temps, à assurer la résilience psychologique des enseignants eux-mêmes, puis à les amener à un niveau d'alphabétisation psychologique qui contribuera au bien-être des enfants et des jeunes décrits ci-dessus. C'est pourquoi la première priorité que nous avons choisie est « Soutenir les enseignants, les chefs d'établissement et les autres professions de l'enseignement ».

Notre projet, centré sur les enfants touchés par des catastrophes et les enfants réfugiés, souvent exposés au décrochage scolaire précoce, ainsi que sur les problèmes psychosociaux auxquels ils sont confrontés, s'inscrit directement dans la priorité « Lutter contre les inégalités dans l'apprentissage, le décrochage scolaire précoce et le faible niveau de maîtrise des compétences de base ». Notre projet vise à promouvoir l'inclusion sociale et l'égalité, en contribuant à la création d'environnements éducatifs inclusifs. Le projet répond ainsi directement à l'une des priorités transversales du Programme Erasmus+, à savoir « Inclusion et diversité dans tous les domaines de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport ».

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